Leveur de fonds en France : le guide 2026 pour choisir le bon (et éviter les mauvais)


Par Margaux Morel, chargée marketing et communication chez BTD Consulting, cabinet montpelliérain référencé Expert en Financement de l’Innovation par Bpifrance.
Sur une levée de 2 millions d’euros, un leveur de fonds peut te facturer entre 80 000 et 160 000 euros. Et une bonne partie de ce que tu signes dans son mandat, tu ne la reliras qu’au moment où ça pique : le jour du closing. Pourtant, la plupart des fondateurs que je rencontre choisissent leur leveur comme on choisit un restaurant, sur une recommandation LinkedIn et un bon feeling en visio. Résultat : des mandats exclusifs de douze mois, des commissions calculées sur des investisseurs que le fondateur avait trouvés tout seul, et parfois un intermédiaire qui n’a tout simplement pas le droit de faire ce qu’il te vend. La bonne nouvelle, c’est que le marché s’est structuré. Des annuaires comme celui publié par la fintech Karmen recensent désormais plus de 70 leveurs de fonds actifs en France, filtrables par secteur, stade et taille de ticket. Mais un annuaire te donne une liste, pas une décision. Il ne te dit ni qui a le bon statut, ni ce qu’un mandat raisonnable doit contenir, ni à quel moment tu n’as tout simplement pas besoin de leveur.
Dans ce guide, je t’explique ce qu’est réellement un leveur de fonds au regard de la
réglementation française, comment lire un annuaire sans te faire piéger, combien ça coûte vraiment, quelles clauses négocier ligne par ligne, et comment articuler cet accompagnement avec les financements publics pour réduire la facture. Tout ce qui suit vient de textes officiels, de sources vérifiables et de ce qu’on voit passer chaque semaine sur nos dossiers chez BTD Consulting.
Leveur de fonds : un métier libre en France, mais encadré par des règles que peu de fondateurs connaissent
Première surprise pour beaucoup d’entrepreneurs : il n’existe pas de diplôme ni de carte
professionnelle de « leveur de fonds ». N’importe qui peut se présenter ainsi sur LinkedIn
demain matin. Cela ne veut pas dire que le métier échappe à toute règle, et c’est précisément là
que se joue ta première sélection.
Le conseil à l’entreprise qui lève n’exige pas le statut de CIF
On lit souvent qu’un leveur sérieux doit être Conseiller en Investissements Financiers (CIF).
C’est une idée reçue. Dès 2008, l’AMF a précisé que le conseil donné à un émetteur, c’est-à-dire à
la société qui ouvre son capital, ne constitue pas du conseil en investissement, puisque
l’émetteur n’est pas un investisseur (Profession CGP, citant la position-recommandation AMF
2008-23). Le conseil en structure du capital et l’accompagnement à la levée de fonds relèvent
des services connexes de l’article L. 321-2 du Code monétaire et financier, hors du périmètre CIF
(Fusacq). Un leveur qui ne détient pas le statut CIF n’est donc pas forcément en infraction, et
un leveur qui l’affiche n’est pas forcément plus compétent pour toi.
Deux zones grises qui doivent te faire poser des questions
Là où il faut rester vigilant, c’est sur deux activités voisines. La première est le placement non
garanti, défini comme le fait de rechercher des souscripteurs pour le compte d’un émetteur
sans lui garantir un montant. Cette activité relève d’un prestataire de services d’investissement
agréé, et le statut de CIF ne suffit pas à l’exercer (Profession CGP). La seconde est le démarchage
bancaire et financier : le Code monétaire et financier interdit en principe de démarcher des
particuliers pour leur faire souscrire des titres non cotés, sauf exemptions visant notamment
les investisseurs qualifiés et les personnes morales dépassant certains seuils de bilan, de chiffre
d’affaires ou d’effectif (même source).Concrètement, un leveur qui te promet de « faire rentrer vingt business angels à 25 000 euros chacun » en appelant son fichier de particuliers s’expose, et t’expose, à un risque réglementaire.
Un leveur sérieux présente ton dossier à des fonds, des réseaux de business angels structurés,
des family offices ou des personnes morales, et te laisse, toi, émetteur, conduire la relation avec
les personnes physiques.
Les plateformes de crowdfunding, elles, doivent être agréées PSFP
Si l’annuaire que tu consultes inclut des plateformes de financement participatif, la règle est
beaucoup plus nette. Depuis la fin de la période transitoire le 10 novembre 2023, toute
plateforme de crowdequity ou de crowdlending doit disposer de l’agrément européen de
prestataire de services de financement participatif (PSFP), délivré en France par l’AMF (Actu-
Juridique). L’AMF recensait 45 PSFP agréés au 31 décembre 2023 (AMF, chiffres clés 2023).
Avant de signer, vérifie la présence de la plateforme sur la liste officielle de l’AMF : c’est gratuit
et ça prend deux minutes.
Mon conseil de terrain : pose frontalement la question « Sous quel cadre réglementaire tu
contactes les investisseurs ? » dès le premier rendez-vous. Un bon leveur y répond sans hésiter.
Celui qui esquive vient de te donner l’information la plus utile de l’entretien.
Pourquoi le choix du leveur de fonds pèse plus lourd en 2026 : moins de guichets, plus d’exigence
On a déjà analysé sur ce blog la concentration des montants sur quelques méga-tours. Mais il y
a un phénomène moins visible, et beaucoup plus concret pour toi si tu lèves moins de 5 millions
d’euros : le nombre de portes auxquelles tu peux frapper se réduit. Et c’est exactement pour ça
qu’un bon intermédiaire vaut plus qu’avant, et qu’un mauvais te coûte plus cher.
Moins de fonds venture lèvent, et ils mettent deux fois plus de temps à le faire
L’étude annuelle France Invest et Grant Thornton publiée en mars 2026 montre que seuls 76
véhicules de venture ont levé des capitaux en 2025, contre 106 en 2021 (France Invest, étude
d’activité 2025). Dans le même temps, la durée moyenne de levée d’un fonds, entre son premier
et son dernier closing, est passée de 12,9 mois en 2019 à 23,6 mois en 2025 (même source).
Traduction pour un fondateur : les VC eux-mêmes galèrent à lever, ils sont donc plus sélectifs,
plus lents à décider, et ils privilégient les dossiers qui arrivent déjà filtrés et bien préparés. Un
leveur qui connaît leur thèse d’investissement et leur calendrier de déploiement te fait gagner
des mois.
Les business angels structurés font moins d’opérations
Côté amorçage, le signal est encore plus net. Les réseaux fédérés par France Angels ont réalisé
280 opérations pour 58 millions d’euros en 2025, contre 374 opérations et 64 millions d’euros en
2024 (France Invest, étude d’activité 2025, section France Angels). Soit un quart d’opérations en
moins en un an. Et les engagements des personnes physiques et family offices dans les fonds de
capital-investissement ont reculé pour la deuxième année consécutive (même source).
Le capital-innovation reste pourtant massif, et de plus en plus régional
Il ne faut pas en conclure que le robinet est fermé. En 2025, les membres de France Invest ont
investi 2,63 milliards d’euros dans 1 240 entreprises en capital-innovation, et l’essentiel de ces
entreprises (1 223) a reçu un ticket inférieur à 15 millions d’euros (France Invest). Plus
intéressant encore pour toi si tu n’es pas à Paris : 55 % des entreprises accompagnées par le
capital-investissement français en 2025 ont leur siège hors d’Île-de-France (même source).
L’argent existe donc, mais il circule dans moins de canaux, plus lentement, avec des gérants
plus exigeants. Dans ce contexte, un annuaire de leveurs n’a de valeur que si tu sais y repérer
ceux qui ont un accès réel et récent à ces canaux, pas seulement un carnet d’adresses constitué
en 2021.
Annuaire des leveurs de fonds en France : comment le lire pour trouver le bon profil
L’annuaire publié par Karmen est aujourd’hui l’une des bases les plus complètes en accès libre.
Il recense plus de 70 profils, avec un focus sur les leveurs indépendants, et y ajoute des banques,
des boutiques sectorielles et des plateformes de crowdfunding (Karmen). Les filtres portent sur
le secteur, la phase visée du seed à la série B, et une fourchette de ticket allant de 300 000 euros
à plus de 30 millions d’euros (même source). C’est un excellent point de départ. Voici comment
t’en servir sans te perdre.
Les quatre familles d’intermédiaires et ce qu’elles font vraiment
Cette typologie reprend celle de Karmen, qui oppose les indépendants, décrits comme agiles et
proches des business angels en amorçage, aux banques d’affaires réservées aux opérations
d’envergure (Karmen). J’y ajoute une cinquième catégorie que les annuaires oublient presque
toujours : les cabinets experts du financement de l’innovation, qui travaillent à la fois la
préparation de la levée et le financement non dilutif. On y revient plus bas, parce que c’est
souvent là que se trouve le meilleur rapport coût-efficacité avant un seed.
Trois filtres que l’annuaire ne peut pas appliquer à ta place
Le premier filtre, c’est la récence. Un leveur qui affiche « 50 opérations accompagnées » mais
dont la dernière date de 2022 n’a peut-être plus les bons contacts, car les équipes de gestion
bougent vite et les thèses d’investissement changent. Demande systématiquement la liste des
trois dernières opérations closées, avec le nom des investisseurs entrés au capital. Ces
informations sont publiques dès que le tour a été annoncé : tu peux les vérifier toi-même.
Le deuxième filtre, c’est l’adéquation entre ton ticket et son modèle économique. Un cabinet qui
vit de success fees sur des tours de 10 millions d’euros n’a mécaniquement pas d’intérêt à
consacrer du temps à ton seed de 800 000 euros, même s’il accepte le mandat. Tu risques de te
retrouver géré par un junior, en bas de pile.
Le troisième filtre, c’est la géographie de son réseau. Puisque plus de la moitié des entreprises
financées par le capital-investissement français sont situées hors d’Île-de-France, un leveur qui
connaît les fonds régionaux, les réseaux de business angels locaux et les équipes Bpifrance de ta
région peut être plus efficace qu’une boutique parisienne prestigieuse qui n’adresse que les VC
du 8e arrondissement.
Combien coûte un leveur de fonds en France : retainer, success fee et alternatives
La rémunération d’un leveur repose presque toujours sur deux étages. Un fixe, appelé retainer,
acquis quelle que soit l’issue de la mission, et une commission au succès calculée sur le montant
levé. Les ordres de grandeur les plus cités en France viennent de l’Observatoire de la levée de
fonds 2023 : un retainer de 5 000 à 20 000 euros et une commission au succès de 4 à 7 % (Mag
Startup). Certains cabinets spécialisés en santé annoncent plutôt un forfait mensuel de 2 000 à
20 000 euros et une commission de 3 à 8 % (L-MDC).
Un exemple chiffré pour un seed de 1,5 million d’euros
Prenons un cas standard : tu lèves 1,5 million d’euros, ton leveur facture 10 000 euros de
retainer et 5 % de success fee. Tu paies 75 000 euros de commission, plus les 10 000 euros de
fixe, soit 85 000 euros au total, environ 5,7 % du tour. À cela s’ajoutent tes frais juridiques, que
Victoris Avocats situe entre 3 000 et 8 000 euros pour une seed inférieure à 500 000 euros et
entre 8 000 et 20 000 euros pour une série A (cité par Mag Startup). Ce n’est pas forcément cher
si le leveur t’a fait gagner quatre mois et une meilleure valorisation. C’est très cher s’il a
simplement transféré ton deck à son fichier.
Ce qui fait vraiment varier la facture
Le pourcentage affiché compte moins que l’assiette sur laquelle il s’applique. Le cabinet
d’avocats Bold recommande de limiter la commission aux seuls fonds apportés par les
investisseurs que le leveur a effectivement présentés, et, si le leveur refuse, de prévoir un taux
décoté sur les autres investisseurs, par exemple 5 % contre 1 % (Bold). Tes associés actuels qui
remettent au pot doivent, eux, être exclus de l’assiette (même source). Sur un tour où ton
business angel historique suit à hauteur de 300 000 euros, cette seule clause peut te faire
économiser 15 000 euros.
Les formules alternatives au modèle classique
Certains accompagnateurs acceptent d’être rémunérés en partie en BSA advisor, c’est-à-dire en
bons de souscription qui leur donneront accès à une petite part du capital. Cette formule
préserve ta trésorerie, mais elle te dilue et elle doit être validée par tes futurs investisseurs, qui
n’aiment pas toujours voir un intermédiaire au capital. Autre option souvent ignorée : faire
financer la phase de préparation par Bpifrance, via un diagnostic subventionné, avant même de
choisir un leveur pour la phase de mise en relation. On y revient dans la dernière partie.
Mandat de levée de fonds : les clauses à négocier avant de signer
C’est la partie que presque aucun article sur les leveurs de fonds ne détaille, alors que c’est là
que se jouent les mauvaises surprises. Un mandat se lit en entier, avec un avocat si le montant
en jeu le justifie. Voici les points que je fais systématiquement vérifier à nos clients.
Définir précisément l’opération couverte
Le mandat doit décrire la nature de l’opération (augmentation de capital, obligations
convertibles, cession partielle), le montant minimum à partir duquel la levée est considérée
comme réussie, et le type d’investisseurs visés (Bold). Exclus noir sur blanc les opérations que
tu ne veux pas faire. Sans cette précision, un leveur mandaté pour une série A peut réclamer
une commission sur un simple bridge réalisé avec les mêmes investisseurs (même source).
Caler la durée sur ton runway, sans tacite reconduction
Un mandat de douze mois n’a aucun sens si tu n’as que neuf mois de trésorerie devant toi
(Bold). Exige que le contrat ne puisse être prolongé que par accord exprès des deux parties, et
qu’il contienne une clause de résiliation si le leveur ne remplit pas ses missions. L’absence de
clause de résiliation est un signal rédhibitoire : tu pourrais finir par boucler ta levée seul et
payer quand même (même source).
Encadrer le droit de suite
Le droit de suite permet au leveur de toucher sa commission si l’opération se conclut peu après
la fin de son mandat. C’est légitime quand le closing glisse de quelques semaines. Ça l’est
beaucoup moins quand la clause couvre n’importe quel investisseur et n’importe quelle
opération future. Limite-le aux investisseurs présentés par le leveur, à l’opération définie dans
le mandat, et à une durée de 6 à 12 mois après la fin de la mission (Bold).
Les signaux d’alerte qui doivent te faire fuir
Au-delà du contrat, certains comportements ne trompent pas. Un leveur qui te garantit un
montant ou une valorisation avant même d’avoir vu tes chiffres te vend du rêve. Un leveur qui
exige un retainer élevé payable intégralement à la signature, avant tout livrable, fait porter tout
le risque sur toi. Un leveur incapable de citer trois investisseurs qu’il a fait entrer au capital
d’une startup de ton secteur ces deux dernières années n’a probablement pas le réseau qu’il
revendique. Et un leveur qui te propose de contacter lui-même des particuliers pour placer tes
titres te fait courir le risque réglementaire décrit plus haut.À l’inverse, un bon signal, c’est un leveur qui refuse ton dossier ou te dit « pas maintenant ». Les meilleurs cabinets sélectionnent leurs mandats, justement parce que leur rémunération dépend
surtout du succès. Un refus argumenté vaut souvent plus qu’un oui enthousiaste.
Réduire la facture : préparer ta levée avec un expert référencé Bpifrance avant de mandater un leveur
La plupart des fondateurs voient la levée comme un bloc unique confié à un seul prestataire.
En réalité, elle se découpe en deux missions très différentes. La première est la préparation :
diagnostic du projet, plan de financement, prévisionnel, valorisation défendable, dataroom. La
seconde est la mise en relation et la négociation avec les investisseurs. Les séparer peut te faire
économiser beaucoup d’argent.
Le Diag Croissance : la préparation cofinancée à 50 %
Bpifrance propose le Diagnostic Croissance, une prestation de conseil destinée aux startups qui
veulent redéfinir leur stratégie ou préparer une levée de fonds (Bpifrance, Diag Croissance). La
mission est réalisée par un expert conseil référencé par Bpifrance, choisi par le dirigeant, et
Bpifrance prend en charge 50 % du coût de la prestation (Bpifrance, Innovation Expertise). La
part Bpifrance est réglée directement à l’expert une fois la mission réalisée, et la demande se
fait en ligne sur la plateforme dédiée (Bpifrance, Diag Croissance).
Concrètement, tu fais financer par la puissance publique la moitié du travail le plus lourd : celui
qui rend ton dossier finançable. Tu arrives ensuite devant un leveur, ou directement devant des
investisseurs, avec un dossier qui tient la route. Tu es en position de négocier un retainer plus
faible, puisque le travail de fond est déjà fait, voire de te passer de leveur si ton tour est modeste
et ton réseau suffisant.
Combiner fonds propres et non-dilutif dès le plan de financement
Le deuxième levier, c’est de réduire le montant à lever lui-même. Chaque euro de subvention,
d’avance remboursable ou de prêt d’honneur obtenu en parallèle, c’est un euro de capital en
moins à céder, et donc un euro de moins sur lequel s’applique la commission de ton leveur. On a
déjà détaillé les dispositifs mobilisables dans notre guide de l’ingénierie financière et dans notre
calendrier des appels à projets 2026 : l’idée ici n’est pas de les lister à nouveau, mais de te
rappeler qu’un bon plan de financement se construit avant de choisir ton intermédiaire, pas
après.
La séquence que je recommande
Dans l’ordre : d’abord un diagnostic pour savoir si tu es prêt et combien tu dois vraiment lever,
ensuite le montage des financements non dilutifs qui peuvent précéder ou accompagner le tour,
enfin, si ton ticket et ton secteur le justifient, un leveur choisi dans l’annuaire avec les filtres et
les clauses décrits plus haut. C’est exactement la logique que BTD Consulting applique, en tant
qu’expert référencé par Bpifrance, sur les dossiers que nous accompagnons.
En résumé
Choisir un leveur de fonds en France, ce n’est pas choisir un carnet d’adresses, c’est choisir un partenaire contractuel qui va peser sur ta dilution, ta trésorerie et ton calendrier. Le métier est libre : le conseil à l’entreprise qui lève n’exige pas le statut de CIF, mais la recherche active de souscripteurs et le démarchage de particuliers sont, eux, strictement encadrés, et toute plateforme de crowdfunding doit être agréée PSFP par l’AMF. Le contexte rend ce choix plus
décisif que jamais : selon France Invest, seuls 76 fonds de venture ont levé en 2025 contre 106 en 2021, ils mettent près de deux ans à boucler leur propre collecte, et les réseaux de business angels ont réalisé un quart d’opérations en moins en un an, même si plus de la moitié des entreprises financées sont désormais situées hors d’Île-de-France. Un annuaire comme celui de Karmen, avec plus de 70 profils, est un excellent point de départ, à condition de filtrer sur la récence des opérations, l’adéquation entre ton ticket et le modèle du cabinet, et la géographie de son réseau.
Côté coût, compte un retainer de 5 000 à 20 000 euros et une commission de 4 à 7 % du montant levé, mais négocie surtout l’assiette : commission limitée aux investisseurs présentés, associés existants exclus. Dans le mandat, verrouille la définition de l’opération, une durée alignée sur tonrunway, l’absence de tacite reconduction, une clause de résiliation et un droit de suite limité à 6
à 12 mois. Enfin, sépare la préparation de la mise en relation : un Diag Croissance cofinancé à 50 % par Bpifrance et un plan de financement intégrant le non-dilutif réduisent à la fois le montant à lever et la facture de ton intermédiaire.
Sources :
Karmen, Annuaire des leveurs de fonds en France · France Invest et Grant Thornton, Activité
des acteurs du capital-investissement français 2025 (mars 2026) · France Invest, synthèse de
l’étude 2025 · Profession CGP, Corporate Finance : les règles s’en mêlent · Fusacq, Statut CIF et
conseil en haut de bilan · Actu-Juridique, Crowdfunding et PSFP · AMF, PSFP chiffres clés 2023 ·
Mag Startup, Coût d’une levée de fonds · L-MDC, Leveur de fonds et medtech · Bold, Négocier
avec son leveur de fonds · Bpifrance, Diag Croissance · Bpifrance, Innovation Expertise





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