Ta première levée de fonds : une approche terrain, efficace et ciblée

 

Lever des fonds n'est pas réservé aux startups ultra-tech ou aux scale-ups qui lèvent des millions. Si tu vises une levée jusqu'à 500k€, tu peux y parvenir en adoptant une approche structurée, rigoureuse et efficace, à la manière d'une campagne commerciale. L’Outbound devient alors ta meilleure stratégie : proactive, ciblée et maîtrisée. 

Ce blog détaille chaque étape, depuis la préparation stratégique jusqu’au closing administratif, pour t’aider à lever efficacement tes premiers fonds.
 

Poser les bases : préparer ta levée comme un projet à part entière

Avant même de penser aux investisseurs, il faut clarifier ta vision. Pourquoi lever ? Quel est ton besoin réel ? Quel horizon de financement ? Combien de mois veux-tu couvrir ? Tu dois pouvoir répondre très concrètement : « Je cherche 250k€ pour financer 18 mois de développement produit, marketing et recrutement. » Ce montant n’est pas arbitraire. Il s’ancre dans un business plan réaliste, dans des besoins identifiés, et dans une trajectoire de croissance cohérente. Découpe ensuite ton projet en trois grandes phases : 

Phase 1 : préparation. Tu construis ta base de données, tu affines ton pitch, tu définis tes outils. 

Phase 2 : approche. Tu lances ton roadshow, tu contactes, tu relances, tu pitches. 

Phase 3 : closing. Tu formalises, tu sécurises, tu encaisses. 

Tu auras besoin d’un calendrier clair (6 à 8 mois max) et d’un seul pilote de la levée. Idéalement, un fondateur légitime, à l’aise à l’oral et capable de porter la vision.
 

Construire un pitch et une stratégie convaincante

Le pitch deck est ta porte d’entrée. Il doit être clair, concis, esthétique. En quelques slides, l’investisseur doit comprendre qui tu es, quelle traction tu as, et où tu veux aller. Ne cherche pas à tout dire. Sois synthétique, lisible, impactant.

Côté business plan, il sert surtout de boussole pour toi. Avant 500k€ de CA, très peu d’investisseurs vont s’y plonger. Mais il doit montrer ta logique de croissance, ton ambition, et ta maîtrise des chiffres. Sur la valorisation, oublie les modèles théoriques. Elle repose sur deux variables : ce que tu es prêt à céder, et ce que quelqu’un est prêt à payer. 

En général, en early stage, tu cèdes 15-20%. Mieux vaut un investisseur convaincu à 10% qu’une valorisation gonflée mais invendable.


Cartographier ta cible et construire ta base de données

La force d’une levée repose sur la qualité de ta prospection. Tu dois penser comme un commercial : identifier, segmenter, enrichir, relancer. 

Commence par trier tes cibles en trois cercles : 

Friends & Family : pour s’entraîner, tester le pitch. 

BA atteignables : anciens entrepreneurs, cadres de ton secteur, partenaires. 

Investisseurs rêves : fondateurs emblématiques, grands noms de l’industrie. Utilise Linkedin Sales Navigator, des outils de scraping (Pronto, Icypeas), et un CRM Notion ou Airtable pour structurer le suivi. 

Ton objectif : 1000 contacts qualifiés pour convertir 200 RDV, et sortir 10 à 15 investisseurs.

 

Passer à l’approche : un roadshow comme un process de vente

Tu ne vends pas un produit, tu vends une vision. Contacte tes cibles comme tu le ferais pour un lead B2B : approche personnalisée, multicanale (Linkedin + email), courte et directe. 

Sois humain, clair, engageant. Ne cherche pas à forcer la vente, mais à créer de l’intérêt. Donne envie de discuter, pas juste d’investir. 

Et surtout, relance. Avec finesse, pertinence, et valeur. Le RDV est une discussion, pas une présentation PowerPoint. Sois fluide, réactif, à l’écoute. Montre ta vision, mais pose aussi des questions : qui est ton interlocuteur ? que cherche-t-il ? comment peut-il t’aider au-delà du capital ?

 

Finaliser proprement : LOI, pacte, cap table, levier bancaire 

Quand un investisseur dit oui, fais signer une LOI. Ce n’est pas contraignant, mais ça pose un cadre. Tu pourras alors engager plus sereinement le closing. 

Fais-toi accompagner d’un avocat pour rédiger la documentation : pacte d’associés, cap table, formalités de levée. 

C’est un coût, mais c’est aussi une sécurité. Pense enfin à activer des leviers bancaires ou publics une fois ta levée bouclée : BPI, subventions, prêt bancaire. C’est le moment d’allonger la piste.

 

En résumé 

Lever des fonds avec une stratégie outbound est tout sauf improvisé. C’est un vrai process commercial, exigeant mais puissant. Si tu prépares bien ton pitch, si tu cibles intelligemment tes interlocuteurs, si tu crées une relation sincère, alors tu peux mobiliser les capitaux nécessaires sans passer par les grandes structures. 

Sois méthodique. Sois clair. Sois ambitieux. Et surtout, garde la maîtrise de ton projet.

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